Le festival en images, en musique en 1’19’’

  

Edito

Ce 23ème festival s’inscrit désormais dans la résistance, par son indépendance institutionnelle, plus subie que choisie, mais qui donne une totale liberté de programmation en dehors du formatage et des tendances. Et même si sa reconnaissance est aussi symbolique que ses soutiens, le festival Don Quijote dans son nomadisme, poursuit sa « mission de service public du théâtre hispanique », parce que le théâtre n’existe pas sans public, et le public du festival lui est présent, fidèle et croissant.

Cette édition, avec 8 spectacles de théâtre espagnol, un spectacle de théâtre bolivien, présente comme chaque fois une sélection de la scène hispanique, qui s’ouvre cette année à la création portugaise avec 2 spectacles programmés dans le cadre du réseau ESMARK de mobilité artistique entre l’Espagne, la France et le Portugal. Les 3 spectacles français sont également programmés dans ce cadre.

Cette 23ème édition réalise un focus sur des personnalités d’acteurs à travers deux autoportraits de l’espagnol Alberto San Juan et de Maurice Durozier du Théâtre du Soleil, l’acteur Jean-Claude Dreyfus prête lui son talent à la lecture d’un texte d’auteur mexicain.

Les textes classiques sont représentés par Teatro Corsario avec Clásicos cómicos et dans des adaptations très contemporaines par la Cie portugaise Chapitô qui revisite l’Œdipe de Sophocle et la Cie Obskené avec Fuenteovejuna de Lope de Vega. Des récits classiques sont aussi présentés sous formes animées et de théâtre d’objets par la Cie portugaise La Fontana avec Peregrinaçao et Del Lazarrillo de Tormes par Teatro La Chana.

L’histoire espagnole et la Guerre Civile sont évoquées à travers la pièce Penal de Ocaña de Maria Josefa Canellada représentée par la Cie Nao d’amores et le texte Contraseña de José María Ridao présenté par l’auteur.

Le théâtre contemporain est aussi représenté par La Zaranda avec El regimen del pienso, par la Cie Du Pas Sage avec La mouche Marguerite Duras de l’auteur argentin E.Pavlosky, et par la Cie bolivienne Ditirambo avec des adaptations libres de deux textes de Lorca et d’Ernesto Caballero.

Et pour compléter cet éventail des arts scéniques, Vecindario, une performance coproduite par les Cies Zorongo et Cavaluna, Roble un spectacle de danse flamenco créé pour le festival par Guadalupe Torres et Jose Maldonado, et un concert de Carmen París, EJazz con Jota, fusion originale de jazz et musiques ibériques.

Il nous reste enfin à remercier les partenaires et le public de tous les festivals Don Quijote, qui permettent que chaque année l’Imaginaire devienne une réalité sur scène.

Luis F. JIMENEZ                                                                           Alain EDWIGE